Fanny Racazo

Lettre à soi

Presqu'un demi-siècle après, c'est long (Lettre à soi)

Ces mots que tu m’avais adressés jadis, n’ont pas quitté ma mémoire.

Ces pages que tu as noirci avec tes larmes, ont fini par voir la lumière.

Ces lignes d’émotions que tu as dessinées, ont fini par prendre forme.

 

Tu vois, Lilu, tout fini un jour par se réaliser.

Ils ont pris du temps à naître tes récits. Je reconnais…

Presqu’un demi-siècle après, c’est long.

 

Rebelle, tu écrivais tes pensées en secret.

Triste, tu écrivais des maux, pour oublier.

Rêveuse, tu écrivais des lignes d’espoir.

 

Tu vois, Lilu, tes mots ont traversé le temps.

Ils ont mis des années à avoir de l’allure. Je sais…

Presqu’un demi-siècle après, c’est long.

 

L’enfant n’est plus, mais ses récits vivent toujours.

L’adolescente s’en est allée, mais ses cris d’espoirs résonnent encore.

La jeune mère a vieilli, mais ses écrits n’ont pas pris une ride.

 

Tu vois, Lilu, la lettre que je t’envoie aujourd’hui.

Est juste une réponse à tes attentes. Je l’avoue…

Presqu’un demi-siècle après, c’est long.

Date de dernière mise à jour : vendredi, 13 mai 2022

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